KATRINA


présentation sur les tornades


          Quand l'air chaud rencontre l'air froid, cela crée une tempête : il y a des vents trés violents qui se mettent à tourbillonner ( c'est-à-dire tourner rapidement) : c'est une tornade. Cela peut aussi s' appeler "ouragan" ou "cyclone". Les vents peuvent atteindre 450 km/ heure, et faire de gros dégâts: déraciner des arbres , détruire des maisons, soulever des voitures et même un train!

          Les tornades sont les phénomènes météorologiques les plus violents que l’on puisse observer sur Terre. Tourbillonnants à plus de 400 Km/h, les tornades détruisent tout sur leur passage. Quand ces forces de la nature se déchaînent, rien ni personne ne peut les arrêter.



Formation d'une tornade


          Une tornade peut se former en quelques minutes. Quand de l’air chaud et humide du Golf du Mexique entre en contact avec de l’air froid et sec du Canada qui descend par les montagnes rocheuses, cet air chaud est rejeté en altitude. Il se refroidit, la vapeur d’eau qu’il contient se condense et donne naissance à d’énormes nuages.


          Il y a d’abord un déluge de pluie puis de la grêle. Des éclairs illuminent le ciel. Quand le nuage orageux est suffisamment développé, une colonne nuageuse se forme à la base du nuage. Cette colonne (vertex ou tuba) a la forme d’un entonnoir qui se prolonge jusqu’au sol. Une tornade est née.



















Caractéristiques des tornades




Conséquences du passage d’une tornade

Les tornades peuvent provoquer des phénomènes étranges :






Echelle de Fujita


C’est un chercheur japonais (le docteur Tetsuya Fujita) qui a établi une grille d’intensité en vue de mesurer l’importance des tornades. L’échelle de Fujita est l’équivalent de l’échelle de Richter pour les tremblements de terre.


Cette échelle comporte six degrés, allant de F0 à F5 selon la vitesse approximative des vents et les dommages causés par les tornades.




Pays concernés par les tornades


          Des tornades peuvent se former partout dans le monde mais certaines régions sont particulièrement touchées par ce phénomène. La région la plus menacée est l’Amérique du Nord où plus d’un millier de tornades sévissent chaque année. Plus d’1/3 des tornades d’Amérique du Nord apparaissent dans une région qui couvre le Texas, l’Oklahoma et le Kansas. Ce secteur est appelé la vallée des tornades (Tornado Alley). Pendant 3 mois par an, les habitants de ces Etats vivent dans la crainte de ce phénomène. Leur activité maximale se situe en mai et juin. Ces régions sont appelées zones de convergence. Parmi les centaines de millier d’orages qui éclatent chaque année aux Etats-Unis, seulement un millier d’entre eux donne naissance à une tornade. Parmi celles-ci, 20 sont meurtrières. Le deuxième pays le plus touché par les tornades est l’Australie. D’autres pays connaissent également ce phénomène mais dans une moindre mesure ; ce sont : le Japon, le Bengladesh, l’Europe de l’Ouest et l’Afrique du Sud.


Prévoir les tornades


          La meilleure protection contre les tornades est de pouvoir les localiser avec précision. Jusqu’à présent, les avis de tornades arrivent trop tard pour que les populations aient le temps d’évacuer. Malgré tout, des progrès ont été effectués. Les scientifiques utilisent des radars très perfectionnés pour repérer avec précision les pluies les plus abondantes et les vents très forts. Ils espèrent pouvoir prévoir la formation d’une tornade ½ heure avant qu’elle ne touche le sol.


          L'Agence spatiale européenne (ESA) contribue aux efforts déployés par les services d'alerte et de secours dans le cadre du passage du cyclone Katrina sur les Etats-Unis en fournissant des clichés et des données recueillies par ses satellites. C'est "une des pires catastrophes de notre histoire" d'après le président des Etats-Unis. Des milliers de personnes ont peut-être succombé à la violence du cyclone Katrina à la Nouvelle-Orléans, a déclaré mercredi le maire de la ville située dans le sud des Etats-Unis.


IMAGES DE KATRINA AVANT QU'ELLE NE FRAPPE LA NOUVELLE-ORLÉANS

















La vie «saccagée» des rescapés de Katrina

Reportage à Baton Rouge, en Louisiane, où des milliers d'habitants de La Nouvelle-Orléans, submergée par les eaux, se sont réfugiés.


           «Prions le Seigneur.» Autour d'une grande table en fer à cheval, une trentaine de personnes, policiers, médecins, responsables municipaux, se tiennent par la main ou par l'épaule. Dans une salle du centre des urgences de Baton Rouge, capitale de la Louisiane, située à moins de deux heures de voiture de La Nouvelle-Orléans, c'est par la prière que commence la réunion de coordination des secours, à 8 h 15. «Seigneur, aide-nous à prendre les bonnes décisions, à oublier nos ego», dit Irma Plummer, bras droit du maire, qui anime la réunion. Elle s'essuie les yeux, puis on entre dans le vif du sujet. Le chef de la police de la ville, Jeff Leduff, raconte comment les réfugiés affluent sans cesse, installés n'importe où : «Dans les abris, devant des magasins ou dans des quartiers d'habitation... là où il y a de la lumière.» Dans la nuit, «3 000 personnes ont été déposées», estime-t-il. Vers minuit, une dizaine de bus, venus de La Nouvelle-Orléans, sont arrivés sur le campus de l'université de Louisiane, où un hôpital de campagne oriente les réfugiés ayant des problèmes de santé. Résultat, comme l'explique plus tard le directeur de la santé, Louis Minsky : «Ils ont atterri dans les salles d'urgences [des hôpitaux].» Où sont-ils maintenant ? Personne ne le sait.


          Yeux vides. Baton Rouge a l'impression d'être noyé sous le flot des réfugiés. Les hôtels sont pleins à craquer. Ceux qui n'ont pas les moyens atterrissent dans les centres d'accueil, plus d'une douzaine, mis en place par les autorités ou les Eglises. Mais ces centres ont déjà atteint leur pleine capacité, et ils ne peuvent recevoir les nouveaux arrivants. «On ne les rejette pas, on cherche à les aiguiller. Ce serait prendre des risques que d'en accepter plus», explique le docteur Chad Theuwissen, responsable de la Croix-Rouge.


          Qui sait combien de temps ces milliers de réfugiés vont rester ? «Il faut s'y résoudre. Ils vont rester ici. Baton Rouge, c'est chez eux maintenant. La Nouvelle-Orléans va mettre des années à se remettre. Le Baton Rouge qu'on a connu ne sera plus le même», prédit Mike Walker, conseiller municipal qui évoque un «doublement possible de la population» (Baton Rouge compte 250 000 habitants intra-muros). Mais Walker, agent immobilier de 56 ans, ne sait pas quelles en seront les conséquences : «On va hériter des avocats, des banquiers, des commerçants de La Nouvelle-Orléans qui vont acheter des maisons... Mais aussi d'une très importante population de gens sans travail ni argent.»


          Le principal centre de réfugiés a été installé dans le Centroplex, le palais des congrès de la ville. Plus de 5 000 personnes s'y entassent dans des duvets, sur la moquette des couloirs ou des salles de conférence. Hommes, femmes et enfants attendent. Ils ont souvent les yeux vides, et ont avec eux quelques sacs-plastique, parfois une petite valise. Seuls les plus âgés ont droit à un lit de camp. Ils mangent ce que la Croix-Rouge leur sert. Ce mercredi soir, un plat à base de riz brun. Il règne une odeur forte, les ordures s'amoncellent tout autour. La Croix-Rouge fait ce qu'elle peut pour subvenir aux besoins de tous ces rescapés de l'ouragan, mais ses moyens sont limités. Seules six infirmières se relaient pour assister ceux qui en ont besoin.


          «Kidnappé». Les familles qui ont échoué ici ne parviennent pas à imaginer le sort qui les attend. On leur parle maintenant de plusieurs mois d'attente, avant que l'eau ne reflue de La Nouvelle-Orléans. Que vont-ils faire d'ici là ? «Pas la moindre idée», répondent en choeur, les larmes aux yeux, Denisha et Daisha Morgan, deux soeurs qui ont chacune un bébé dans les bras.


          Ghuram Nasim, 76 ans, médecin à la retraite, fait la queue pour son repas. Il s'était d'abord réfugié, dimanche, dans le Superdome de La Nouvelle-Orléans, pour être embarqué une demi-heure plus tard dans un car. «Ils m'ont dit de monter dans les bus, avec une centaine d'autres personnes. Ils ne m'ont pas laissé le choix. On n'a pas répondu à mes questions. J'ai été kidnappé dans le bus n° 4503.»


          «Lancé son bébé». Nasim se demande ce qu'est devenue sa maison. Il aimerait bien retourner voir. Lorsqu'on lui explique la situation, les difficultés pour entrer dans la ville, la pénurie d'eau potable, les pillards, il se tait. «Je ne sais pas où aller. Mais d'un autre côté je ne peux pas rester ici. Je vais acheter un billet d'autocar, je ne sais pas vers où.»


          A l'étage, dans un couloir, John Aultman, 52 ans, lit un roman d'épouvante, allongé dans son duvet. C'est un habitant de Chalmette, une des communautés les plus éprouvées par l'ouragan, juste à l'est de La Nouvelle-Orléans. Quand il a vu l'eau monter dans sa maison, il a grimpé au premier étage. Puis au second. Puis sur le toit. Un canot est venu le secourir, ainsi que sa voisine, elle aussi sur son toit. «Elle a lancé son bébé au sauveteur, dans le bateau», raconte-t-il, encore choqué par l'image.


          John Aultman travaillait sur des plates-formes pétrolières : «L'ouragan n'a pas seulement pris ma maison, il a emporté ma voiture. Et sans voiture, je ne peux pas aller d'un port à l'autre, pour être emmené par hélicoptère vers une plate-forme.» A côté de lui, posés soigneusement, une pomme, un paquet de Pall Mall, un rouleau de papier toilette, une bouteille d'eau. Divorcé, il ne «peut pas» demander de l'aide à sa femme. «Je ne sais pas quoi faire, je suis perdu. J'ai 52 ans, ce n'est pas un âge facile pour redémarrer. Je n'arrive pas encore à réaliser à quel point ma vie est saccagée. Mais j'y arriverai.» Quelques heures plus tôt George W. Bush - avec deux jours de retard à l'allumage - a promis que le gouvernement mettrait tout en oeuvre pour les victimes. «J'espère juste qu'il me donnera une voiture», dit John Aultman, sans sourire.


MAINTENANT VOICI DES PHOTOS DU PASSAGE DE KATRINA ET CE QU'ELLE A LAISSÉ DERIÈRE ELLE

photo sans commentaire et présenté au hasard

[PHOTOS]

PAGE   1    2    3    4    5    6    7    8    9    10    11    12    13    14    15    16    17    18    19   


pour faire un don cliquez sur le logo de la croix rouge





voici ci-dessous mon hébergeur aller y faire un tour

www.rapidenet.ca


rapidenet canada le numero 1 de l'ébergement web